La plupart des lycées ont depuis longtemps établi dans leur règlement intérieur les conditions d’utilisation des téléphones dans le cadre des instances de dialogue où siègent les élus lycéens. Et cela fonctionne. […]
Au demeurant, par souci de cohérence, s’il s’agit de diminuer le temps d’exposition aux écrans, il faudrait commencer par s’interroger sur les manuels numériques, tablettes, PC et autres lycées 4.0 imposés par de nombreuses collectivités. […]
La mise en œuvre de cette mesure s’annonce totalement irréaliste : le contrôle et / ou la collecte des appareils risquant de créer des queues à l’entrée des établissements, le stockage des appareils collectés risquant de poser des problèmes de perte ou de de vol, etc. Par ailleurs, comment interdire l’usage des portables à des lycéens ou des étudiants post-bac qui sont majeurs ? Comment imaginer que les élèves déposent leurs montres connectées à l’entrée de leur lycée et les récupèrent ensuite, d’autant plus que les lycéens entrent et sortent librement de leur établissement ?
Enfin, dans un contexte où l’insuffisance des moyens ne cesse de dégrader les conditions d’exercice de leurs missions par les personnels CPE et AED, et où les tentatives de faire des services de vie scolaire des annexes des services de police sont récurrentes, ce projet de loi risque de mettre les personnels dans des situations de plus en plus intenables. Les missions de surveillance, d’encadrement et d’animation des équipes de vie scolaire sont déjà assez nombreuses et difficiles à remplir pour ne pas les surcharger encore de tâches qui ne sont pas indispensables et les déportent de leurs fonctions.
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