Pour signer la pétition : https://www.fo-fnecfp.fr/petition-psc/
L’accord du 8 avril 2024 sur la Protection Sociale Complémentaire, entré en vigueur le 1er mai dernier, impose à tous les agents l’adhésion obligatoire au volet santé du contrat PSC et le découplage santé/prévoyance. La FNEC FP-FO est la seule organisation syndicale à avoir refusé de le signer. En effet, la mise en place de cette PSC est une grave remise en cause du principe de solidarité de la Sécurité sociale de 1945 : cotiser selon ses moyens et recevoir selon ses besoins. Face à la précarisation des personnels, c’est au contraire vers le 100% Sécu qu’il faut tendre.
Comment se traduit cet accord aujourd’hui ?
- la fin de la liberté de choix de la mutuelle
- une hausse des cotisations, particulièrement forte pour les AESH, AED, agents en situation de handicap, familles monoparentales, retraités…
- des remboursements jugés insuffisants par les professionnels eux-mêmes (orthodontie, optique, podologie, soins spécialisés)
- l’obligation de payer deux cotisations, une pour le volet santé, une pour le volet prévoyance
- des options et une prévoyance individuelle parfois imposées sans demande des collègues, avec par endroits l’impossibilité de se désaffilier.
Nous refusons de supporter ces conséquences.
Nous voulons :
- La liberté d’adhésion à la complémentaire santé
- Le couplage santé-prévoyance : nous refusons de payer deux cotisations qui engendrent des coûts supplémentaires
- Une meilleure et la même couverture pour tous selon le principe de solidarité : pas d’options pour être mieux remboursés ! Nous refusons tout questionnaire de santé, toute exclusion de pathologie ou surcotisation.
- Le respect de notre volonté : aucune option imposée ! Pas de prévoyance individuelle imposée !
- Pour les maîtres du privé sous contrat, le maintien de leur prévoyance dans les conditions de l’accord de 2012.
- Le rétablissement de l’indemnisation à 100 % en cas d’arrêt maladie ! Abrogation du jour de carence !
L’accord sur la PSC peut être remis en question si 50% au moins des organisations syndicales signataires venaient à le dénoncer.