Les convocations pour les corrections des épreuves écrites du brevet ont été envoyées dans notre académie, et les enseignants de lettres et de mathématiques ont eu la surprise d’apprendre que seraient cette année organisées des commissions d’harmonisation au cours de la journée. Pour le français elles consisteront pendant une heure à former des binômes d’enseignants qui effectueront « une double correction de cinq copies », alors qu’en mathématiques ce temps d’harmonisation ne durera que trente minutes, sans que l’on sache pour l’instant comment il va se dérouler. Ce que l’on ignore surtout c’est l’utilisation qui sera faite a posteriori des constats opérés à l’issue de ces commissions, en particulier comment seront traités les éventuels écarts de note sur une même copie.[…]
Autre mesure officialisée sur les convocations, mais pas nouvelle puisque déjà testée l’année passée : l’ouverture retardée des serveurs Cyclades, qui permettent aux correcteurs d’enregistrer informatiquement les notes de leur lot de copies. Toute saisie devient donc impossible avant 13h en mathématiques et 14h en français, quand bien même un enseignant aurait terminé de corriger avant, le forçant ainsi à attendre pour pouvoir aller au bout de sa mission […] Nous regrettons que le sujet de la santé et de la sécurité au travail n’ait absolument pas été pris en compte ici, en particulier sachant que nous affrontons à la mi-juin la deuxième vague de chaleur en quelques semaines. Plus généralement nous déplorons une approche qui a tendance à montrer, de la part de l’administration et des corps d’inspection, une certaine forme de méfiance vis-à-vis des enseignants et de leur professionnalisme, pourtant totalement injustifiée.
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